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En brefMarchander en Thaïlande ne consiste plus à diviser par deux : sur un marché, la remise réellement obtenue plafonne aujourd'hui aux alentours d'un cinquième du prix annoncé, et le vendeur en face de vous le sait mieux que vous. Le vrai écart se joue ailleurs. Entre un taximètre qui ne se discute jamais et un tuk-tuk qui réclame cinq fois le tarif d'une application, ce guide donne le prix de référence situation par situation, la phrase thaïe qui va avec, et la frontière exacte entre négocier et se faire avoir.
Chatuchak, un samedi matin. Une chemise en lin sans étiquette, et un vendeur qui tape 450 sur sa calculatrice avant de vous tendre l'appareil en souriant. L'échange qui suit se déroule au clavier, chacun effaçant le chiffre de l'autre pour y mettre le sien, sans qu'un mot soit prononcé. Marchander en Thaïlande, c'est d'abord ça : un échange de chiffres, pas un échange d'arguments.
Ce guide avance par situation, du marché au plateau d'un songthaew, du tuk-tuk au taxi au compteur, du tailleur au comptoir d'un loueur de scooters puis à la réception d'une guesthouse. Chaque fois : le prix de référence en bahts relevé en 2026, la marge réellement obtenue, le piège qui va avec. Plus ce qui ne se marchande jamais, les phrases thaïes qui servent vraiment et les trois signaux qui séparent une négociation d'une arnaque.
Négocier les prix en Thaïlande : ce qui se marchande vraiment
Commençons par le chiffre que personne n'ose écrire. Les voyageurs qui arpentent le pays depuis quinze ans décrivent tous la même érosion : là où l'on obtenait sans effort la moitié du prix annoncé, la remise réelle plafonne aujourd'hui autour de 20 %. Un guide qui promet encore « divisez par deux » vous installe dans un rapport de force perdu d'avance.
Ce qui se négocie et ce qui ne se négocie pas en Thaïlande
Un seul critère, visible en une seconde : l'étiquette. Un article dépourvu de prix affiché est un article dont le prix se discute, et un tarif imprimé au mur signale à l'inverse un commerce qui a renoncé au marchandage. Avant d'ouvrir la bouche, fixez-vous deux chiffres : un prix cible et un prix au-delà duquel vous renoncez. Sans ces repères, la discussion se joue au ressenti et finit au prix du vendeur.
La grille des trois prix en Thaïlande : le prix thaï, le prix du touriste informé et le prix agence
Une même prestation existe presque toujours à trois tarifs. Les canaux de Bangkok l'illustrent mieux que n'importe quel tableau. Bateau public : 30 THB. Long-tail privé négocié au ponton : environ 1 000 THB pour une heure et demie. Le même parcours en agence : plusieurs dizaines d'euros. Trois prix, un seul itinéraire.
Votre marge de progression ne consiste pas à arracher 20 bahts au batelier, elle consiste à sauter d'une colonne à l'autre.
Voici les repères chiffrés de tout le guide, rassemblés.
| Situation | Prix de référence | Marge de négociation |
|---|---|---|
| Marché de rue, artisanat | Variable, jamais affiché | Un cinquième en pratique (ouvrir au tiers) |
| Tuk-tuk, course urbaine | 60 à 150 THB (le quintuple demandé) | Forte, mais le format compte plus |
| Taxi au compteur, Bangkok | 40 THB de prise en charge | Aucune |
| Songthaew sur sa ligne | Tarif fixe affiché ou connu | Aucune |
| Long-tail privé, klongs | 1 000 THB pour 1 h 30 | Réelle (durée et arrêts) |
| Scooter à la journée | 200 THB | Réelle sur la durée |
| Scooter au mois | 5 000 THB assurance comprise | Réelle hors haute saison |
| Chambre de guesthouse | Selon ville et saison | À partir de plusieurs nuits |
| Au restaurant, en supérette, sur un ferry | Prix affiché | Aucune |
Prix touriste négociable ou double prix officiel : ne pas confondre
Deux choses portent le même nom de prix farang dans les forums. La première est un tarif gonflé à la tête du client : celle-là se négocie. La seconde est le dual pricing, une double grille officielle et affichée. Khao Yai : 40 THB pour un Thaïlandais, 400 THB pour un étranger. Rien à discuter au guichet.
Marchander ou négocier : pourquoi la nuance change le résultat
Le haggling, le marchandage pur, ne porte que sur une variable : le chiffre. Résultat, deux perdants qui se disputent la même somme. Négocier fait entrer d'autres variables. La durée. Le nombre d'arrêts. La quantité. Trois t-shirts au lieu d'un. C'est là que se trouvent les vraies économies. Notre guide de l'argent en Thaïlande pose les bases, le budget voyage Thaïlande les ordres de grandeur.
Marchander au marché en Thaïlande : quelle remise espérer selon le marché

La mécanique tient en deux temps. Ouvrez entre un tiers et la moitié du prix annoncé, puis visez une conclusion entre 50 et 75 % de ce prix. Dans un centre commercial à prix négociables comme MBK, ne dépassez pas 70 % du prix demandé. Voilà la théorie. En pratique, vous repartirez avec les fameux 20 %. 🛍️
Quelle remise espérer sur un marché thaïlandais aujourd'hui
Le meilleur levier n'est pas une technique, c'est une carte. Un même t-shirt se négocie 200 THB au marché de nuit de Chiang Mai et grimpe à 800 THB dans un centre commercial de Bangkok. S'éloigner de deux cents mètres d'une rue touristique bat n'importe quel argument.
Marché de jour ou marché de nuit : la marge n'est pas la même
Les marchés de jour vivent sur le volume et les habitués thaïlandais. Les marchés de nuit vivent sur le passage touristique : prix d'appel plus hauts, marge plus large. Au Night Bazaar de Chiang Mai, la fiche précise noir sur blanc que les prix ne sont pas fixes, et un avis francophone le résume sans détour : il faut par principe négocier. Notre comparatif des marchés nocturnes de Chiang Mai détaille lequel choisir.
Chatuchak, le Night Bazaar et Pratunam : trois régimes de négociation
Trois marchés, trois comportements opposés. Le marché de Chatuchak (Chatuchak Market), que beaucoup tapent marche chachuwak dans leur moteur de recherche, aligne quinze mille échoppes. Les francophones y décrivent des prix dérisoires, et la marge s'y joue sur les achats groupés, pas sur l'unité. Au marché de gros de Pratunam, à l'inverse, les avis français signalent que les prix restent fixes : 150 THB un pantalon, 200 THB hors des tailles affichées.
Matin ou fin de journée : les deux logiques expliquées
Les guides se contredisent frontalement, et ils ont tous les deux raison. Le matin, c'est la vente porte-bonheur, le money lucky : la première vente de la journée est réputée porter chance, certains vendeurs lâchent donc plus facilement. Le soir, c'est le vendeur qui veut écouler avant de remballer. Matin : du stock et de la bonne humeur. Soir : un vendeur pressé et des tailles épuisées.
Pourquoi payer en espèces fait baisser le prix
À Chatuchak, une majorité de vendeurs n'accepte que les espèces. Les voyageurs rapportent des marges supérieures en payant cash : pas de commission bancaire, pas de trace. Sortez la somme exacte que vous proposez et posez-la. Ce geste vaut trois phrases.

Négocier le prix d'un tuk-tuk en Thaïlande : les tarifs de référence

L'écart le plus parlant du pays tient en deux nombres. 300 THB demandés en tuk-tuk sur un trajet que les applications facturent 60 THB. Cinq fois le prix. Ouvrez l'application avant d'aborder le chauffeur : elle donne un ancrage incontestable. Notre guide du tuk-tuk à Bangkok complète le sujet côté sécurité.
Combien coûte vraiment une course en tuk-tuk
Phuket, course courte : autour de 100 THB. Kata vers Patong : 500 THB en haute saison, contre 150 THB cinq ans plus tôt. Ayutthaya, la journée pour trois : environ 1 000 THB. La saison pèse plus lourd que la distance, et décembre-février est la pire période pour discuter. Notre guide pour savoir quand partir en Thaïlande aide à viser les mois où le rapport de force s'inverse.
Le prix d'appel dérisoire : le piège le plus coûteux de Thaïlande
Devant le Grand Palais, un couple français accepte un tuk-tuk à vingt bahts, proposé par une inconnue particulièrement serviable. Deux heures plus tard, il ressort d'un bureau qui n'a d'office du tourisme que le nom avec un circuit payé trois fois son prix. Plus la remise du départ est spectaculaire, plus la vente qui suit est chère.
Trois phrases signalent un circuit commissionné, et elles reviennent toujours dans le même ordre :
- « Le temple est fermé aujourd'hui » : il ne l'est pas, sauf jour férié bouddhique vérifiable.
- « Remise spéciale, valable ce jour seulement » : l'urgence artificielle est l'outil de vente le plus vieux du monde.
- « Un petit arrêt chez un ami bijoutier » : c'est la raison d'être de la course à vingt bahts.
La parade tient en quatre mots d'anglais, à poser avant de monter : « No shopping, direct destination ». Les chauffeurs la connaissent tous. Celui qui vit de la commission décline la course dans la seconde et vous laisse sur le trottoir, ce qui vous épargne deux heures de showroom et le circuit payé trois fois son prix qui va avec.
Prix au véhicule ou par personne : la question à poser avant de monter
Le doublement à la dernière seconde reste le piège le plus fréquent du pays. Une phrase le désamorce. Faites confirmer le prix pour le véhicule, pas par passager, avant de poser un pied sur le marchepied, parce qu'une fois à destination avec les sacs déjà sortis, le rapport de force s'inverse et la discussion sur le trottoir se solde par les cent bahts que vous finirez de toute façon par payer.
Négocier le format plutôt que le chiffre
Un chauffeur lâche rarement sur son prix. Il lâche volontiers sur ce que le prix contient. Une heure de plus. Un arrêt au marché aux fleurs. Le retour inclus. Les mille bahts d'Ayutthaya deviennent une affaire si la journée passe de six à huit heures. Discutez le contenu, pas le nombre.

Taxi en Thaïlande : pourquoi le compteur ne se négocie pas

13 janvier 2023. Le Department of Land Transport porte le taximètre de Bangkok à 40 bahts de prise en charge pour le premier kilomètre. Le chiffre de 35 THB circule encore partout : il est faux. Un taxi au compteur ne se négocie pas, il s'exige. Notre guide du taxi Thaïlande fait le reste. 🚕
Que faire si le chauffeur refuse ou éteint le compteur
Deux mots, avant de monter : « Meter please ». Refus ? Vous descendez, un autre taxi arrive dans la minute. Le cas difficile n'est pas le refus, c'est l'extinction en cours de route : l'accord obtenu au départ, puis le forfait imposé une fois engagé sur la voie rapide. Deux numéros dans le téléphone : 1155 pour la police touristique, 1584 pour la police des taxis. Pourboire d'usage : 10 %.
Grab, Bolt et le prix fixe : quand l'application remplace la négociation
Commander en application supprime purement et simplement le rapport de force. Le tarif est fixe, embouteillage compris, et il sert de référence même quand vous prenez finalement un taxi de rue. Encore faut-il du réseau dès l'atterrissage : notre comparatif pour rester connecté en Thaïlande fait le tour des eSIM et forfaits locaux.
Le cas particulier des taxis de l'aéroport de Suvarnabhumi
Le tarif officiel des taxis de l'aéroport de Suvarnabhumi prévoit une surcharge de 50 THB versée au chauffeur, péages à la charge du passager. La page ajoute une nuance que les guides français ignorent : un prix convenu à l'avance est autorisé sur les longues distances, pas sur une course urbaine. Méfiance avec le faux comptoir « officiel » signalé à Phaya Thai, qui facture près de 500 THB une course qui en vaut cent.
Songthaew, bateau et plage : les prix qu'on croit négociables en Thaïlande

Beaucoup de voyageurs négocient là où il n'y a rien à négocier, et se laissent faire là où tout est ouvert. Ces trois situations sont les plus mal comprises du pays.
Le songthaew et ses tarifs de ligne
Le songthaew, ce pick-up à plateau qui emporte une dizaine de passagers sur ses banquettes, fonctionne comme un bus. Tarif fixe, ligne fixe, arrêts connus. Vous montez, vous sonnez, vous payez en descendant. Deux cas ouvrent la négociation : un trajet hors itinéraire, ou un chauffeur qui décide de vous privatiser la course. Partout ailleurs, demander une remise revient à marchander un ticket de métro.
Négocier un long-tail boat sur les klongs de Bangkok
Là, en revanche, tout est ouvert. Une voyageuse évite les pontons touristiques, fixe la durée à l'avance, refuse tout arrêt commercial et conclut sous le prix annoncé : environ 1 000 THB pour une heure et demie, quand le tarif d'appel tourne entre 1 200 et 1 500 THB de l'heure.
Transats, jet-ski et services de plage : les pièges
Sur la plage, le prix n'est jamais affiché et c'est bien le problème. Fixez le tarif du transat avant de poser la serviette, la durée du jet-ski avant de démarrer, et photographiez le loueur avec son engin. Les litiges de fin de location sur ces engins suivent le scénario des scooters, décrit plus bas.
Négocier en boutique, chez le tailleur et le bijoutier en Thaïlande

Jusqu'où pousser dans une boutique thaïlandaise
La boutique n'est pas le marché. Loyer réel, stock référencé, marge plus maigre. Comptez 10 à 20 % sur un article non étiqueté, zéro dès qu'un code-barres apparaît. Le bon réflexe : regrouper. Trois pièces ensemble ouvrent une remise qu'une pièce seule n'obtiendra jamais, y compris quand vous cherchez quel souvenir ramener de Thaïlande.
Le tailleur de Bangkok : acompte, délais et signaux d'alerte
Le costume sur mesure en 24 heures est un produit d'appel. Un acompte de 50 % est normal, un paiement intégral d'avance ne l'est pas. Fuyez. Le vrai signal d'alerte n'est pas le prix, c'est le rabatteur : un tailleur démarché dans la rue facture couramment le double. Exigez deux essayages et une date écrite sur le reçu.
Bijoux et pierres précieuses : l'alerte officielle du Quai d'Orsay
Ici, on ne négocie pas : on s'abstient. Le ministère des Affaires étrangères alerte explicitement sur les arnaques aux pierres précieuses, certificats de complaisance et promesses de revente en Europe compris : lisez les recommandations officielles aux voyageurs avant de sortir votre carte. Seul l'or se traite à prix transparent : une chaîne de 5 g en 24 carats se paie au cours du jour, pas à la tête du client. Pour le reste, nos repères pour acheter des bijoux en Thaïlande valent mieux qu'un marchandage brillant.
Négocier la location d'un scooter en Thaïlande (et la facture de dégâts)
Prix d'une location de scooter au jour, à la semaine et au mois
Le tarif d'appel tourne autour de 200 THB la journée. À la semaine, 150 THB par jour. Au mois, 5 000 THB tout compris. La durée est le seul vrai levier : demander 10 % sur une journée fait sourire, annoncer trois semaines fait baisser le prix sans discuter. 🛵
Pourquoi ne jamais laisser son passeport en caution
Jamais. La règle la plus simple de cet article, et la plus souvent ignorée. Un passeport retenu, c'est un rapport de force perdu d'avance le jour où une rayure apparaît. Caution en espèces ou photocopie, et loueur suivant si l'on insiste. Vérifiez aussi votre permis international Thaïlande : sans lui, l'assurance ne joue pas.
Négocier une facture de dégâts après un accident de scooter
Le scénario est toujours le même. Un rétroviseur cassé, une facture de 3 500 à 6 000 THB présentée au retour. La pièce coûte 260 à 500 THB. La réparation complète, 1 000 à 2 000 THB. Votre arme se prépare avant de partir : photographiez le véhicule sous tous les angles, loueur compris. Sans photos, le litige se solde au prix du garage du loueur ; avec photos, au tarif du garage d'en face. Une bonne assurance voyage Thaïlande règle le reste.
Louer ou acheter : le seuil des cent jours
Faites le calcul une fois. Au-delà d'une centaine de jours sur place, l'achat d'un scooter d'occasion revient moins cher que la location, revente comprise. En dessous, la location gagne.

Négocier le prix d'une chambre en Thaïlande : guesthouse et longue durée

Négocier sa chambre à la réception d'une guesthouse
Les grands hôtels appliquent une grille. Les petits établissements, non. Se présenter à la réception d'une guesthouse familiale en fin d'après-midi, quand les chambres vides le resteront, ouvre une marge invisible sur les plateformes. Demandez à voir la chambre : le prix baisse souvent entre la porte et le comptoir.
Le levier de la durée et de la basse saison
Sept nuits changent tout. Une semaine annoncée d'emblée déclenche presque toujours un tarif dégressif, et un mois en basse saison peut diviser la note par deux dans les stations balnéaires. Annoncez la durée, puis attendez.
Le canal de réservation : pourquoi il rapporte plus que le marchandage
Voilà l'arbitrage que personne ne fait. Entre le tarif d'une plateforme internationale et celui obtenu en direct, l'écart atteint couramment un facteur 2,5 sur une longue durée. Dix minutes à arracher 100 THB sur une nuit, ou un message au propriétaire pour un mois et dix nuits économisées. Le levier n'est pas le ton, c'est le canal.
Où l'on ne négocie jamais les prix en Thaïlande
Les lieux où marchander est déplacé en Thaïlande
Supérettes. Chaînes de restauration. Pharmacies. Billetteries de ferry et de train. Cantines de rue. Le prix y est un prix, et le discuter ne vous fait pas passer pour un voyageur avisé : ça met votre interlocuteur mal à l'aise. Même chose pour le pourboire d'un masseur, que détaille notre page sur combien coûte un massage en Thaïlande.
L'étiquette de prix : le seul critère vraiment fiable
Un critère, un seul, et il ne trompe pas.
Prix affiché sur l'article ou au mur ? On ne négocie pas. Chiffre annoncé de vive voix, sans étiquette ? La négociation fait partie du jeu. Cette règle traverse le pays entier, du Night Bazaar de Chiang Mai à la boutique de plage de Koh Lanta.
| Situation | On négocie ? | Marge réaliste |
|---|---|---|
| Marché de nuit, souvenirs, textile | Oui | 30 à 50 % |
| Tuk-tuk, long-tail boat privé | Oui | 40 à 60 % |
| Location de scooter longue durée | Oui | 20 à 30 % |
| Guesthouse en direct, longue durée | Oui | 30 à 60 % |
| Boutique climatisée sans étiquette | Un peu | 10 à 20 % |
| Taxi au compteur, Grab, Bolt | Non | 0 % |
| Songthaew sur ligne fixe | Non | 0 % |
| Supérette, pharmacie, restaurant | Non | 0 % |
| Ferry, train, entrée de temple | Non | 0 % |
Pourquoi s'acharner sur quelques bahts se retourne contre vous
Remettez les montants à l'échelle. Un repas de rue coûte environ 100 THB. Les 20 bahts arrachés à une vendeuse de fruits pèsent lourd chez elle et valent un cinquième de votre déjeuner. À l'inverse, le souvenir à 800 THB que vous n'avez pas discuté, c'est huit repas. Négociez ce qui compte, lâchez le reste.
Les phrases thaïes pour négocier un prix en Thaïlande
Les phrases thaïes indispensables pour négocier
Quatre phrases suffisent. Elles ne feront pas de vous un négociateur redoutable, elles feront de vous quelqu'un qui a fait l'effort : cet effort vaut une remise que l'agressivité n'obtiendra jamais. 🙏 Notre sélection d'expressions thaïlandaises couvre le reste du séjour.
| En thaï | Prononciation | Sens et usage |
|---|---|---|
| ราคาเท่าไหร่ | Rakha thao rai ? | Combien ça coûte ? La question d'ouverture, toujours. |
| ลดหน่อยได้ไหม | Lot noi dai mai ? | Vous pouvez baisser un peu ? La demande de remise standard. |
| แพงไป | Paeng pai khrap / kha | C'est trop cher. À dire en souriant, jamais en fronçant les sourcils. |
| ขอ...ได้ไหม | Kho ... dai mai ? | Est-ce que je peux avoir... ? Pour demander un geste précis. |
| ไม่เป็นไร | Mai pen rai | Ce n'est rien, tant pis. La sortie de secours élégante. |
Comment dire « c'est trop cher » en thaï sans se tromper
Attention au piège. Beaucoup de voyageurs retiennent « Kaeng mak ! » et le sortent fièrement au marché. Kaeng, c'est le curry. Vous venez d'annoncer que l'écharpe est très curry. Le mot juste est paeng, avec un p : paeng pai pour « trop cher », paeng mak pour « très cher ».
Khrap et kha : les deux mots qui changent tout
La particule de politesse se colle en fin de phrase. Khrap pour un homme, kha pour une femme, quel que soit l'interlocuteur. Ça ne s'omet pas. Une demande sans khrap ni kha sonne comme un ordre, et un ordre n'obtient rien dans un pays où la douceur relationnelle, le kreng jai, structure la moindre transaction.
Sortir d'une négociation sans faire perdre la face
Le prix ne bouge plus ? Souriez, dites mai pen rai, remerciez et partez. Sans soupir, sans commentaire. Deux fois sur trois, le vendeur vous rappelle avant le bout de l'allée. L'ambiance détendue, le sanuk, compte davantage que les 50 bahts en jeu, et la générosité de cœur que les Thaïlandais appellent nam jai ne se déclenche jamais sous la pression.
Négocier ou fuir : reconnaître une arnaque en Thaïlande
Les trois signaux qui distinguent l'arnaque de la négociation
Une négociation se reconnaît à ce qu'on peut la quitter. Une arnaque, non.
Trois signaux ne trompent pas :
- L'initiative vient de l'autre : vous êtes entré dans la boutique de vous-même, bon signe. L'inverse l'est beaucoup moins.
- Le prix n'est jamais dit en entier : « très pas cher », « je vous fais un prix ». Un vendeur honnête annonce un chiffre.
- Partir devient compliqué : on vous retient, on vous ressert un thé. Partez quand même.
La pression varie selon l'endroit : quasi nulle en province, une approche par jour à Bangkok, permanente à Phuket et Pattaya. Nos repères sur les dangers en Thaïlande détaillent les montages classiques.
La règle du fois un et demi contre fois dix
Une seule arithmétique à retenir. Un prix multiplié par 1,5 par rapport au tarif local, c'est la taxe touriste : désagréable, universelle, et pas une arnaque. Multiplié par 10, c'est autre chose. La bière à 190 THB dans un bar de Patpong, quand la même se vend 60 THB deux rues plus loin, c'est un piège assumé, avec videur à la sortie.
Les numéros à connaître : 1155 et 1584
Notez-les maintenant, pas le jour où vous en aurez besoin. 1155, la police touristique, anglophone, compétente sur les litiges commerciaux. 1584, le département des transports terrestres, à composer devant un chauffeur qui refuse le compteur. Sortir son téléphone en annonçant le numéro produit plus d'effet qu'une heure de discussion.
FAQ
Oui, mais pas partout. Marchés, tuk-tuks, boutiques sans étiquette, locations de scooter et guesthouses en direct se négocient. Supérettes, restaurants, taxis au compteur, ferries et temples appliquent un prix fixe : l'étiquette affichée reste le critère le plus fiable.
Sur un marché touristique, contrez autour de la moitié du prix annoncé et visez 30 à 40 % de remise. Sur un marché de quartier, la marge tombe à 10 ou 20 %. Diviser par trois relève du folklore.
Supérettes, pharmacies, chaînes de restauration, cantines de rue, billetteries de ferry et de train, entrées de temple. Partout où un prix est affiché, le discuter met votre interlocuteur mal à l'aise.
Comptez 100 à 150 THB pour un trajet court dans Bangkok, contre 300 THB au prix d'appel touristique. Fixez le montant avant de monter, et précisez s'il vaut pour le véhicule ou par personne.
Descendez et prenez le suivant : c'est gratuit et ça marche. Si le chauffeur insiste, annoncez le 1584, la ligne du département des transports terrestres. Sinon, passez par une application, où le prix est fixé d'avance.
Oui, dans une certaine mesure. Un écart de 1,5 fois le tarif local correspond à une taxe touriste répandue en Asie du Sud-Est, et certains sites appliquent même un double tarif officiel affiché. Au-delà d'un facteur 10, changez d'interlocuteur.
Dites paeng pai khrap si vous êtes un homme, paeng pai kha si vous êtes une femme. Attention à la confusion classique entre paeng, cher, et kaeng, curry. Le sourire compte autant que la prononciation.
Dans les petits établissements, oui, surtout en se présentant à la réception en fin de journée. Le vrai levier reste la durée : une semaine ou un mois annoncés d'emblée font baisser le tarif bien plus que le marchandage.
Non, jamais. Proposez une caution en espèces ou une photocopie, et changez de loueur si l'on insiste. Un passeport retenu vous place en position de faiblesse le jour où une facture de dégâts apparaît.
Trois signaux : c'est l'autre qui vous a abordé, le prix n'est jamais annoncé en entier, et partir devient compliqué. Une négociation se quitte librement. En cas de litige, appelez la police touristique au 1155.







